Jeunes, pour la révolution, construisons les Jeunesses communistes internationalistes

AFP – Geoffroy VAN DER HASSELT

L’impérialisme, stade suprême du capitalisme, mène aujourd’hui l’humanité à la barbarie. Exploitation, guerres, chômage, destruction de l’environnement, racisme, sexisme, homophobie sont l’expression de cette menace. La jeunesse subit de plein fouet la survie du capitalisme, partout il nous prive progressivement de toute perspective d’avenir. Ce qu’il faut c’est le renverser et établir le socialisme-communisme ! Pour cela, la jeunesse a besoin d’une Internationale de jeunesse communiste et en France de sa section des Jeunesses communistes internationalistes ! Jeunes, regroupons-nous en suivant la voie de Marx, Engels, Lénine, Liebknecht, Luxemburg et Trotsky !

Nous devons être, sans réserve, partisans de l’indépendance de l’Union de la jeunesse sur le plan de l’organisation. Sans une complète indépendance, la jeunesse ne pourra pas faire son éducation, ni se préparer à faire progresser le socialisme. (Lénine, L’Internationale de la jeunesse, décembre 1916)

Contre le militarisme impérialiste : socialisme mondial !

La situation mondiale est marquée par la rivalité croissante entre le vieil impérialisme étatsunien et le jeune impérialisme chinois. L’impérialisme américain n’est plus hégémonique mais reste la première puissance. Il a réorienté ses efforts pour tenter de contenir l’essor chinois. Cette lutte ravive les anciens conflits militaires et en ouvre de nouveaux : l’impérialisme russe envahit l’Ukraine. La constitution de blocs économiques et militaires se développe. Pendant que l’OTAN s’élargit en Europe, la Chine et la Russie ont renforcé leur alliance, sous la direction de l’impérialisme chinois. Pour empêcher la guerre, la jeunesse communiste internationaliste doit préparer la révolution pour le socialisme mondial !

Contre la misère et l’exploitation : expropriation des capitalistes !

Cette guerre économique entre les deux principaux impérialismes s’ajoute aux crises économiques et financières récurrentes et entrave la croissance, les échanges. Elle précipite des crises dans de nombreux pays dominés, entrainant une inflation hors de contrôle comme en Argentine. Selon l’ONU, 9,2 % de la population mondiale souffre de faim chronique, plus de 60 % des Africains ont été touchés par l’insécurité alimentaire en 2022. Dans les pays impérialistes, la pauvreté s’étend chez les exploités et dans la jeunesse. En expropriant les groupes industriels comme les groupes agroalimentaires, les grandes exploitations comme les grands distributeurs, les banques, le gouvernement ouvrier prendra le contrôle de l’économie. Ce sont les producteurs eux-mêmes qui définiront au mieux à la fois les besoins à satisfaire et les moyens à employer.

Sauver la planète : en finir avec le capitalisme !

Aux guerres et à la misère s’ajoute la crise climatique qui s’accélère comme conséquence de l’anarchie de la production capitaliste et de la course permanente aux profits. Cette menace s’accompagne des pollutions et d’innombrables atteintes à la biodiversité. L’émission mondiale de gaz à effet de serre est directement liée à l’utilisation des énergies fossiles organisées par les multinationales impérialistes ou des puissances régionales. Les canicules dévastatrices et inondations destructrices touchent les populations pauvres. Le réchauffement climatique devient une menace existentielle pour des centaines de millions de personnes pendant que les COP impérialistes se succèdent en empilant les résolutions stériles. La sauvegarde de l’humanité passe par l’expropriation du grand capital et l’instauration d’un mode de production socialiste déterminé par la satisfaction des besoins humains.

Contre la réaction : soviets, gouvernement des travailleurs !

Chaque bourgeoisie, dans les pays impérialistes comme dans les pays dominés, durcit ses attaques contre la classe ouvrière, contre tous les acquis sociaux, contre les services publics, contre la majorité des couches sociales intermédiaires. Nationalisme, protectionnisme, racisme, xénophobie, atteintes aux droits des femmes, des minorités, sont les étendards de la réaction. Les partis bourgeois traditionnels deviennent de plus en plus réactionnaires, concurrencés par l’émergence de partis fascisants, voire fascistes. La répression en Iran et contre les Kurdes, le retour de Trump, la présidence de Milei et les dictatures de Poutine et Xi sont les expressions de cette réaction. C’est toujours le prolétariat qui est visé, et d’abord la fraction du prolétariat la plus faible parce qu’étrangère, dépourvue de droits qui en fait les frais. Nous y opposons la liberté de circulation et d’installation pour tous les migrants, la suppression des frontières, l’internationalisme prolétarien et la construction du socialisme mondial.

La lutte pour toutes les libertés démocratiques, les droits des femmes et des minorités sexuelles, les droits des peuples opprimés à l’autodétermination est inséparable de la lutte pour la révolution, pour le renversement des dictatures par la mobilisation de la classe ouvrière et l’instauration du pouvoir ouvrier.

Aucune alliance avec la bourgeoisie, ses partis : front unique ouvrier, autodéfense !

Cette montée de la réaction partout dans le monde est le produit de la capitulation des partis réformistes, « communistes », sociaux-patriotes et des bureaucraties syndicales. Quand ils sont portés au pouvoir, les partis ouvriers bourgeois constituent des gouvernements bourgeois, seuls ou en alliance avec des partis bourgeois qui désespèrent le prolétariat et les couches petites-bourgeoises comme cela est arrivé avec Mitterrand, Jospin ou Hollande.

Les bureaucraties syndicales acceptent systématiquement de négocier les plans et contreréformes de la bourgeoise, elles sabotent les mobilisations en multipliant les journées d’action et combattent contre l’auto-organisation et la grève générale. Rompre avec la collaboration de classes, affronter les bureaucraties syndicales, constituer d’ores et déjà des groupes d’autodéfense, des services d’ordre, contre la police, pour interdire la rue aux groupes fascistes est une nécessité.

Pour le démantèlement de l’État sioniste, pour une Palestine socialiste !

Il n’y aura pas de paix et d’égalité en Palestine sans le démantèlement de l’État sioniste, sans une Palestine démocratique, multiethnique, bilingue, laïque et socialiste. Pour le gouvernement ouvrier et paysan en Palestine ! Pour une fédération socialiste du Proche-Orient. Voilà la perspective pour le prolétariat palestinien comme pour le prolétariat juif d’Israël qui doit rompre avec le sionisme.

À bas l’intervention militaire de l’impérialisme russe en Ukraine !

En Ukraine, la Russie poursuit une guerre d’invasion impérialiste. Mais il ne s’agit pas encore d’une guerre inter impérialiste. À bas l’OTAN ! Restauration des libertés ouvrières et linguistiques en Ukraine ! Retrait des troupes russes, restitution des territoires conquis à l’Ukraine ! Soldats du front, tournez vos armes contre vos généraux, imposez l’arrêt immédiat des hostilités ! Libération de tous les opposants à la guerre !

Construire une internationale révolutionnaire de la jeunesse !

Ce n’est pas la combattivité des masses qui manque, c’est une internationale ouvrière révolutionnaire qui combatte dans chaque pays dans les lieux de travail, dans les syndicats, dans les assemblées générales, dans les manifestations… pour ouvrir la voie au prolétariat contre les manœuvres des directions traitres des partis ouvriers bourgeois, des bureaucrates syndicaux, pour les submerger.

Dans chaque pays, la jeunesse a toute sa place dans ce combat. Son programme est le même que celui du parti. Mais elle a besoin d’une organisation indépendante, démocratique, élisant sa direction, disposant de ses propres organes (site, journal…), menant ses propres campagnes, faisant son expérience propre afin de former les futurs travailleurs d’avant-garde. Pour s’orienter, il lui faut aussi constituer une internationale révolutionnaire de la jeunesse.

Avec son parti, la classe ouvrière saura constituer ses conseils et s’armer, exproprier le grand capital et détruire l’État bourgeois, instaurer un gouvernement ouvrier basé sur les conseils. La dictature du prolétariat ouvrira la voie du socialisme-communisme mondial débarrassé de l’État, un mode de production basé sur l’égalité et la solidarité, où les travailleurs gèreront consciemment les ressources, la production et la répartition au profit de l’humanité actuelle et future. En avant pour des Jeunesses communistes internationalistes !

27 mai 2025

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